Témoignage alternance : Tom en Bachelor RDC chez Box Contact — et sa responsable prennent la parole
Qu’est-ce que ça donne, l’alternance vue des deux côtés du bureau ? Tom Regouin, étudiant en Bachelor Responsable Développement Commercial à EPB Paris, et Christelle Maze, Responsable Recrutement et Formation chez Box Contact, répondent à cette question dans le troisième épisode de la websérie Parole d’alternant et de responsable. Deux témoignages francs, complémentaires, qui donnent à voir ce que l’alternance produit concrètement — côté apprenti comme côté entreprise. Pas un discours théorique. Du vécu, du partage d’expérience direct.
Tom et Christelle : qui sont-ils, quelle est leur relation en entreprise ?
Tom Regouin a rejoint Box Contact après un BTS MCO obtenu en alternance. Il poursuit aujourd’hui son parcours en Bachelor RDC — une année de plus, un rythme différent, des responsabilités élargies. En entreprise, il travaille 4 jours par semaine, contre une seule journée à l’école. L’équilibre s’est inversé par rapport aux années de BTS, ce qui exige une nouvelle organisation de son temps. Pour voir concrètement comment cette transition s’opère, il suffit d’observer une semaine type : la densité du travail en entreprise augmente, tandis que les études deviennent plus ciblées et appliquées.
Christelle Maze, de son côté, cumule plusieurs rôles : elle manage des équipes dédiées à différents clients, gère le recrutement, pilote la formation interne. C’est elle qui encadre Tom au quotidien — à la fois tutrice et manager. Une double casquette fréquente dans les structures de taille intermédiaire, et qui demande une vraie posture d’accompagnement basée sur la communication claire.
Leur relation ? Christelle la décrit sans détour : Tom est un alternant assidu, capable de se remettre en question quand il rencontre des difficultés. Ce n’est pas anodin. Dans un environnement où la maîtrise des processus clients évolue vite, cette capacité à réapprendre est une vraie compétence professionnelle — une des plus demandées dans les métiers commerciaux actuels. C’est aussi ce qui transparaît quand on voit Tom interagir avec les clients du monde entier via les différents canaux de Box Contact.
Le quotidien de Tom en alternance : entre appels clients et formation au management
Le matin, Tom s’installe à son poste, lance ses outils de communication, traite les demandes entrantes. Il gère des appels clients, s’assure de leur satisfaction, fait le nécessaire pour que chaque interaction soit résolue. C’est le cœur de son travail opérationnel, où chaque jour apporte son lot de situations différentes — chacune représentant une occasion d’apprendre à voir les problèmes sous des angles nouveaux.
Mais ce qui distingue son année de Bachelor de ses années de BTS, c’est une couche supplémentaire : une à deux heures par jour consacrées à la formation au management, encadrées directement par Christelle. Des tâches nouvelles, des méthodes à acquérir, un rôle qui se construit progressivement au sein de l’équipe. C’est aussi là que se joue la transmission des savoir-faire les plus stratégiques. Ces tâches incluent l’animation de petits groupes, le suivi de métriques de performance, et la participation aux réunions d’optimisation d’équipe.
Concrètement, l’année précédente, Box Contact a dû s’adapter rapidement quand un client a revu son modèle de distribution en ligne. L’entreprise — prestataire — a dû se former en urgence, puis transmettre ces nouveaux processus aux collaborateurs arrivants. Tom a été intégré dans cette dynamique : apprendre vite, appliquer, puis contribuer à la transmission auprès de ses pairs. C’est exactement ce que l’alternance est censée produire — et ici, ça fonctionne. En quelques mois, Tom s’est construit une solide expérience dans des métiers en constante évolution. Ses études de ce domaine spécifique lui ont également permis de contextualiser ces changements dans une vision stratégique plus large.
Comment Tom a décroché ce contrat d’alternance
Le chemin vers Box Contact illustre bien ce que peut apporter un accompagnement actif dans la recherche d’entreprise. Tom a été mis en relation avec le pôle relation entreprise de son école, qui lui a envoyé des CV — ou plutôt, qui a transmis son profil à des entreprises partenaires. Christelle l’a contacté, lui a proposé un entretien. Et il a été embauché le jour même.
Ce détail compte. Dans les témoignages d’alternants, la question de l’emploi en alternance revient souvent comme un obstacle. Ici, le processus a été rapide parce que le profil collait à un besoin réel — et parce que Tom a su convaincre dès le premier échange. Christelle le formule clairement : « Il nous avait convaincus, nous avons décidé de lui faire confiance. » Cet avis de la part d’une responsable avec plusieurs ans d’expérience dans le recrutement pèse lourd. Voir un candidat comme Tom, capable d’exprimer clairement ses ambitions et son sérieux, c’est rare — et ça se remarque immédiatement.
C’est aussi pour ça que Box Contact a renouvelé avec l’alternance : l’expérience précédente avait été positive, l’entreprise sait exactement ce qu’elle cherche, et le dispositif de mise en relation fonctionne. Partager ses retours d’expérience avec le CFA est d’ailleurs un point important pour les entreprises qui souhaitent avoir un bon vivier. Selon les données de la DARES, le nombre de contrats d’apprentissage en France a dépassé 980 000 en 2023 — un record qui montre l’intérêt croissant des entreprises. Les entreprises recrutent. Encore faut-il savoir se présenter au bon moment, au bon endroit, et avoir préparé son approche en fonction du bac obtenu et des compétences visées.
Ce que l’alternance apporte à l’entreprise — le point de vue de Christelle
On parle beaucoup de ce que l’alternance apporte aux alternants. Moins de ce qu’elle produit du côté de l’entreprise. Christelle le dit ouvertement : encadrer Tom lui a permis de redécouvrir le plaisir d’accompagner les jeunes en milieu professionnel. L’apprentissage n’est pas à sens unique — c’est une réalité que peu abordent, et pourtant elle transforme le quotidien au sein de l’équipe. Partager du savoir-faire procure une satisfaction professionnelle réelle. C’est aussi l’occasion de voir son propre savoir-faire transmis et valorisé à travers un jeune capable de l’absorber et de le réappliquer.
Pour Box Contact, recruter un alternant répond aussi à un besoin opérationnel : former quelqu’un aux méthodes internes, l’intégrer progressivement dans les équipes, lui confier des tâches de plus en plus complexes au fil des semaines et des mois. Le contrat d’apprentissage offre un cadre pour ça — avec une rémunération définie, une durée délimitée, et un suivi structuré entre l’école et l’entreprise. C’est aussi un point clé pour la gestion de la qualité : former au sein de l’entreprise, c’est s’assurer que les standards internes sont respectés dès le départ, à l’image de ce qu’on attend d’un professionnel après son bac dans ce domaine.
Du côté des chiffres, France Compétences rappelle que 7 apprentis sur 10 trouvent un emploi dans les 7 mois suivant leur diplôme. Pour l’entreprise, l’alternance est aussi un vivier : former un alternant pendant deux ans ou plus, c’est potentiellement recruter un collaborateur déjà opérationnel, qui connaît les méthodes et a construit ses relations au sein de l’équipe. C’est du temps gagné, et de l’investissement réduit en formation initiale.
Les métiers accessibles après une alternance en Bachelor
Le parcours de Tom ouvre des portes sur plusieurs métiers du monde commercial et de la relation client. Une fois diplômé, les débouchés professionnels incluent des postes de responsable commercial, manager d’équipe, chef de projet relation client, ou spécialiste du développement commercial. Ces métiers requièrent exactement le type d’expérience que Tom accumule : compréhension des processus, maîtrise des outils, leadership émergent, capacité à résoudre des problèmes en temps réel. Le monde professionnel mondial demande de plus en plus cette combinaison de compétences techniques et humaines.
L’avantage majeur ? Tom n’aura jamais à dire « je n’ai pas d’expérience ». Après 2-3 ans d’alternance, il sera candidat immédiatement opérationnel sur le marché du travail — ce qui modifie complètement la courbe de son employabilité. Les entreprises recherchent justement ce profil : quelqu’un qui entre dans un poste sans avoir besoin d’une formation longue.
Les études et la pratique en parallèle : comment concilier ?
L’une des grandes questions que se posent les futurs alternants porte sur la compatibilité entre les études et le travail. Les études en Bachelor, moins denses en heures de cours qu’un BTS (1 jour par semaine), permettent un meilleur équilibre. Mais cela ne signifie pas pour autant que tout est facile. Les cours doivent être compris rapidement, et surtout, mis en lien avec la pratique en entreprise. Ceux qui ont commencé par un bac général ou technologique avant de s’engager dans ce type d’études peuvent voir comment la pédagogie a évolué depuis leurs années de lycée.
Tom et Christelle insistent sur ce point : les études en alternance ne sont jamais déconnectées du contexte professionnel. Si Tom suit un cours de gestion commerciale le lundi, il applique immédiatement ce qu’il a appris dès le mardi en entreprise. Cette imbrication constante entre théorie et pratique est, au fond, ce qui rend l’alternance si efficace — et si exigeante. C’est ce qui permet à un alternant de vraiment voir comment les concepts théoriques prennent corps dans la complexité du monde réel.
Pour réussir à concilier études et travail pendant plusieurs ans consécutifs, quelques points essentiels :
- Bloquer des plages de travail scolaire les soirs de jours école, jamais les soirs de jours entreprise — la fatigue mentale est différente
- Informer son maître d’apprentissage des échéances importantes (examens, rendus de dossiers) pour anticiper les charges de travail en entreprise
- Tenir un journal de bord professionnel — les missions, les apprentissages, les situations marquantes — utile pour le mémoire, indispensable pour les entretiens futurs
- Ne jamais hésiter à communiquer avec son tuteur si la charge devient ingérable sur une période donnée
- Garder en tête que chaque expérience en entreprise alimente directement son CV et sa valeur sur le marché du travail — ce n’est jamais du temps perdu
- Prendre du temps pour assimiler vraiment plutôt que de bachoter : l’alternance dure plusieurs ans, la fatigue chronique ne paie jamais
Le conseil de Tom pour réussir son alternance : couper mentalement
Tom a une formule simple, et elle mérite qu’on s’y arrête : « Penser au travail quand on est au travail, et uniquement à l’école quand on est à l’école. »
Ça paraît évident. En pratique, c’est l’un des points de friction les plus fréquents chez les alternants en début de contrat. Le cours du lendemain qui occupe l’esprit pendant un appel client. Le dossier professionnel qui traîne pendant un cours magistral. Le rythme de l’alternance — ici 4 jours entreprise / 1 jour école en Bachelor — demande une forme de discipline mentale que peu d’étudiants anticipent vraiment. Et cette discipline s’apprend en quelques semaines, jamais du jour au lendemain.
Tom insiste : plus on avance dans son parcours en alternance, plus ce rythme devient naturel. Pas parce que ça devient facile, mais parce qu’on apprend à compartimenter. C’est une compétence qui se construit — et qui se retrouve précieuse bien au-delà de l’alternance, dans toute vie professionnelle. Les meilleurs managers, les meilleurs commerciaux savent jongler entre plusieurs priorités sans que l’une ne cannibalise l’autre. Tom apprend ça maintenant, sans le savoir vraiment. Ceux qui ont vu évoluer leur propre pratique au cours de plusieurs années d’alternance le confirment : cette capacité à cloisonner devient un réflexe durable.
En pratique, voici ce qui aide à tenir ce cap au fil des ans :
- Bloquer des plages de travail scolaire les soirs de jours école uniquement — pas les soirs de jours entreprise où la fatigue est maximale
- Informer son maître d’apprentissage des échéances importantes (examens, rendus) pour anticiper les charges et ne jamais être surpris
- Tenir un journal de bord professionnel — les missions, les apprentissages, les situations marquantes — utile pour le mémoire, essentiel pour les entretiens futurs
- Communiquer régulièrement avec son tuteur si la charge devient ingérable sur une période donnée — jamais garder ça pour soi
- Garder en tête que chaque expérience en entreprise nourrit directement son CV et sa valeur sur le marché du travail — aucun temps n’est perdu
- Accepter qu’il y ait des fois où l’équilibre penche — certaines semaines, l’école demande plus ; d’autres fois, c’est le travail. C’est normal, temporaire, et gérable
Pourquoi choisir l’alternance pour un Bachelor — ce que ce témoignage confirme
Le cas de Tom illustre un parcours cohérent : BTS en alternance, puis Bachelor en alternance dans la même entreprise. Ce type de continuité est loin d’être exceptionnel. Il dit quelque chose d’important sur la façon dont les entreprises perçoivent l’alternance : pas comme un dispositif ponctuel, mais comme un vrai outil de gestion des compétences sur le long terme — un investissement qui dépasse les quelques mois ou l’année.
Pour un étudiant post-bac qui hésite entre une formation classique et l’alternance, le calcul est souvent le même : l’alternance offre une rémunération pendant les études, une expérience professionnelle dès la première année, et un réseau dans son secteur avant même d’avoir son diplôme. Dans les métiers du commerce, de la relation client et du développement commercial, ces trois éléments font souvent la différence à l’embauche — et parfois, c’est jamais suffisant d’avoir seulement un diplôme sans avoir travaillé concrètement dans le secteur. L’expérience pratique complète toujours la formation théorique.
D’ailleurs, pour ceux qui envisagent ce type de parcours, les formations BTS et Bachelor en alternance proposent plusieurs spécialisations dans ces domaines — du BTS NDRC au Bachelor Marketing Digital, selon le secteur visé. Le financement de la formation est intégralement pris en charge par l’entreprise via les OPCO — aucun frais de scolarité pour l’alternant. C’est donc un atout majeur pour ceux qui ne souhaitent pas accumuler de dettes étudiantes.
Et voici un point souvent oublié : les conseils des alternants qui ont réussi valent de l’or. Tom offre justement ce type de retour d’expérience — honnête, sans détour, basé sur plusieurs ans de pratique. C’est précieux pour ceux qui démarrent, et ça permet de voir concrètement comment les concepts apprennent à travers l’expérience.
Regardez le témoignage complet de Tom et Christelle chez Box Contact :
FAQ — alternance en Bachelor : les questions fréquentes
Quel est le rythme d’une alternance en Bachelor ?
Le rythme varie selon l’école et le niveau de formation. En Bachelor (bac+3), il est courant de passer 4 jours en entreprise et 1 jour à l’école par semaine, comme c’est le cas pour Tom chez Box Contact. En BTS (bac+2), le rythme est souvent de 3 jours en entreprise et 2 jours à l’école, ce qui demande une organisation différente. Ce rythme évolue naturellement avec le niveau : plus on avance, plus le temps passé en entreprise augmente, permettant une meilleure immersion dans les métiers visés. Pour ceux qui complètent leur bac par une alternance, ce passage au rythme plus « professionnel » représente une transition importante à anticiper.
Comment trouver une entreprise pour son alternance en Bachelor RDC ?
Plusieurs canaux existent : LinkedIn, les job boards spécialisés (Indeed, APEC, Welcome to the Jungle), les job datings organisés par les écoles et les cabinets de recrutement. Le pôle relation entreprise d’un CFA peut aussi mettre directement en relation avec des entreprises partenaires, comme ce fut le cas pour Tom avec Box Contact. Démarrer la recherche 4 à 6 mois avant la rentrée reste la meilleure stratégie pour voir se dessiner des opportunités solides — jamais trop tôt pour commencer. Les études de marché menées par les écoles montrent d’ailleurs que les candidats proactifs trouvent des postes en moyenne 2 mois plus vite.
L’alternance est-elle adaptée après un BTS ?
Oui — c’est même un enchaînement fréquent dans le monde du travail. Un étudiant ayant validé un BTS MCO ou un BTS NDRC en alternance peut poursuivre en Bachelor dans la même entreprise ou en changer selon ses ambitions. L’expérience accumulée durant les années du BTS est valorisée par les recruteurs, et le réseau professionnel constitué pendant cette première formation reste un vrai atout pour trouver l’entreprise du Bachelor. Les tâches qu’on réalise deviennent progressivement plus complexes et stratégiques.
Qu’est-ce qu’un maître d’apprentissage fait concrètement ?
Le maître d’apprentissage (ou tuteur) encadre l’alternant au sein de l’entreprise sur plusieurs ans potentiellement. Il transmet les méthodes de travail, évalue la progression, facilite la communication avec l’école et participe aux bilans réguliers. Chez Box Contact, Christelle joue ce rôle en parallèle de sa fonction de manager — une configuration courante dans les PME et structures de taille intermédiaire. Son rôle inclut aussi de conseils sur le développement personnel et professionnel de l’alternant, et la capacité à voir évoluer quelqu’un pendant plusieurs années crée une relation fondée sur la confiance mutuelle.
L’alternance est-elle rémunérée pendant un Bachelor ?
Oui. En contrat d’apprentissage, la rémunération est calculée en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année de formation. Pour un étudiant de 21 ans en première année de Bachelor, elle correspond à environ 53 % du SMIC — ce qui permet de financer une part des études et de vivre décemment. Les détails précis et mis à jour sont disponibles sur service-public.fr. La formation elle-même est financée intégralement par l’entreprise via les OPCO — sans frais pour l’alternant, jamais. C’est un avantage considérable par rapport aux parcours classiques.
Quels conseils donner à un jeune qui commence une alternance en Bachelor ?
Le premier conseil : cloisonner mentalement le temps scolaire et le temps professionnel. Le second : partager régulièrement avec son tuteur sur les difficultés rencontrées, qu’elles soient académiques ou professionnelles. Le troisième : voir chaque jour comme une opportunité d’apprentissage — même (et surtout) les jours difficiles. Enfin, documenter son parcours dans un journal permet de capitaliser sur l’expérience et de constituer une base solide pour le futur mémoire ou les entretiens d’emploi. Ceux qui ont suivi cette approche systématiquement rapportent une bien meilleure intégration au sein de leur entreprise et des meilleures notes à l’école.
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